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MUSEE DE
LA MACHINE AGRICOLE
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| Les photos encadrées peuvent être agrandies en les survolant avec la souris ou en cliquant dessus. | ||
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Le châssis ainsi que les premiers éléments de la Merlin reçoivent leur livrée orange définitive; le remontage peut alors commencer. Le caisson des vents, le convoyeur, le tire-paille, la plate forme d'ensachage et le poste de conduite prennent place sur le châssis. |
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| La
table de secouage qui est constituée en majeure partie de bois a été
refait par nos menuisiers du moment: Jacky et Jean-Michel. Le
caillebotis qui recouvre cette table (ci-dessus à gauche) a
demandé beaucoup de réflection et pas mal
d'heures de travail pour sa
réfection. Une fois peints, les organes de nettoyage et de secouage sont placés à l'intérieur de la machine. |
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Les tôles du dessus sont peintes à leur tour et prendrons bientôt place sur la caisse de la moissonneuse. Le boiter de direction est remonté, ce qui nous permet de faire les découpes et d'ajuster le plancher du poste de conduite. Ce dernier sera déposé et peint en même temps que celui de la plate forme d'ensachage. |
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Le
moteur Renault reçoit une pellicule d'orange;
cette couleur a également longtemps recouvert les tracteurs de la
marque au losange. La teinte de la Merlin étant toutefois différente. Les jantes reçoivent une peinture rouge qui tranchera avec le reste de la machine. |
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Du côté droit, les poulies et les courroies sont remontées. Le variateur de vitesse du batteur est préréglé. Côté gauche, le moteur est placé sur son support, l'opération est assez délicate car il faut monter la courroie d'entraînement du batteur et celle du variateur d'avancement en même temps. |
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| Mise à part la coupe, toutes les pièces sont maintenant prêtes à être remontées sur la Merlin. | ||
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La
caisse étant complètement remontés, nous passons aux premiers essais.
Les nivaux étant faits, nous donnons quelques tours de manivelle, le
moteur part alors d'un seul coup nous laissant presque surpris. Nous le laissons tourner un peu en surveillant qu'aucune fuite n'apparaisse puis nous embrayons doucement le battage. La courroie plate se déporte rapidement sur le bord des poulies mettant en évidence un défaut d'alignement. Second problème avec l'avancement. Poussée a fond, la pédale d'embrayage commande l'ouverture complète de la poulie meneuse du variateur, la courroie doit alors se poser sur un galet libre au fond de la poulie. Ainsi, la boite n'est plus entraînée et le passage des vitesse est possible. Dans notre cas, le côté gauche de la courroie trapézoïdale reste en contact avec la poulie meneuse rendant le débrayage impossible. Ces deux problèmes ont en fait la même cause et seront corrigés en plaçant des cales en tôle sous les silentblocs du côté droit du moteur. |
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La coupe est terminée et peut
être montée sur la Merlin. Pour cette opération nous avons placé l'avant de la coupe sur un transpalette et soulevé l'arrière à la force des bras. La première tentative est un échec car une tôle gêne à l'entrée du convoyeur. Nous démontons cette dernière pour la plier un peu plus avant de la remonter. La seconde tentative est la bonne, le rouleau d'entraînement de la toile peut être engagé et les paliers ou s'articule la coupe serrés. |
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| Le support des rabatteur est le dernier élément a être refait.
Les bras de chaque côté sont en tôle pliée, sans doute pour gagner du
poids. Avant de souder l'ensemble, nous devons assembler, ajuster et équerrer tous les éléments qui le compose pour que le support soit "d'aplomb". Les rabatteurs sont redressés et les griffes cassées sont remplacées. Les planches et les montants en bois sont refaits. |
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Une fois peints, le support et
les rabatteurs seront remontés sur notre 531. Sur la photo d'époque ci-contre, les bras sont d'une conception plus simple tandis que les rabatteurs à six branches et sont tout en bois. |
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![]() Première sortie pour les essais. Les toiles refaites par Daniel sont tendues, Bernard monte aux sacs sur la plate forme, la moisson peut commencer ! |
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| Le
premier essai est concluant car tout fonctionne et aucun bruit anormal
n'est apparut. Un petit tour à l'atelier est toutefois
nécessaire
pour augmenter la vitesse de rotation du moteur ainsi que celle du
batteur. Au retour du second essai, nous jetons un coup d'oeil dans
les sacs pour y voir un grain d'une grande propreté. Plus que quelques
retouches de peinture et les décalques à poser et notre Merlin sera
prête pour la Rétromoisson. |
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| Le
15 août 2009 le beau temps est au rendez-vous et la fête bat son plein.
La Merlin 531 s'élance avec son ancien propriétaire au volant, celui-ci
ne tarde pas à retrouver les gestes qu'il a fait tant de fois lorsqu'il
moissonnait sur son exploitation et fait une démonstration parfaite. Après un aller-retour, les deux sacs bien remplis sont déposés sur la glissière. Mission accomplie pour la Merlin et pour son chauffeur qui est très ému d'avoir à nouveau mené cette machine. C'est pour lui l'occasion de se remémorer quelques souvenirs et c'est pour nous la satisfaction d'avoir préservé un morceau du patrimoine agricole français et pour en faire profiter le plus grand nombre de personnes. |
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| Nous tenons à remercier toutes les personnes qui sont intervenues de près ou de loin pour le sauvetage et la remise en état de cette moissonneuse, que ce soit par la fourniture de renseignements, de documents, de pièces ou par un coup de main donné à un moment opportun. Merci également aux personnes qui nous ont encouragé tout au long de cette restauration. | ||
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Si vous possédez des renseignements ou des documents sur ce matériel: N'hésitez pas à nous contacter:![]() |
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