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MUSEE DE
LA MACHINE AGRICOLE
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Date de mise à jour : 07/02/2012
Restauration du moment| Voici un
tour
d'horizon des opérations de remise en état d'un tracteur vigneron Semiac et d'une
moissonneuse
automotrice CCM-Rousseau. Les photos encadrées peuvent être agrandies en cliquant dessus. |
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| Semiac-Motostandard
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Ce tracteur Semiac a été
dépossédé de son
moteur Peugeot 203. Ces moteurs ont été montés sur un grand nombre de
véhicules et il est encore relativement facile d'en trouver de nos
jours. Après avoir passé quelques annonces, nous avons trouvé notre "bonheur". Avant de commencer la mécanique, un bon nettoyage du tracteur s'impose: c'est le chef en personne qui s'y colle ! |
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| Le moteur que nous avons trouvé
était
initialement monté sur une moissonneuse Massey Ferguson 830.
Malheureusement le bloc n'a pas été vidangé et le gel est passé par là,
laissant un trou béant du côté droit. Pour réparer le bloc, nous avons découpé une pièce dans un morceau de fonte avant de l'ajuster à la forme du trou. La pièce a ensuite été soudée à l'électrode sur le bloc. Pour finir, nous avons passé un peu de mastique pour parfaire l'étanchéité et l'esthétique. |
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| L'allumage, le carburateur et la
pompe a
eau sont nettoyés et révisés. la vidange de huile est faite. Le châssis de la moissonneuse faisant un banc d'essai idéal, nous pouvons démarrer et régler le moteur avant de le monter sur le Semiac. Montage de l'embrayage, tout semble prêt pour que le moteur prenne place sur le tracteur. Prêt, pas tout à fait, puisqu'un problème va vite nous empêcher de mener notre tâche à bien: le carter d'huile vient toucher le châssis avant que l'on puisse aligner l'embrayage et l'arbre de boîte. Impossible donc d'engager le volant moteur dans la cloche. Vérification faite, il existe deux modèles de carter montés sur ces moteurs, celui que nous avons n'est pas le bon car il est trop haut. |
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| Le remise en état du Semiac est stoppée net en attendant de trouver le carter qu'il nous faut... |
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Deux mois s'écoulent avant de trouver le bon carter. Sans plus attendre, nous le présentons à côté de l'autre pour vérification. Avant d'être monté sur le moteur, celui-ci sera entièrement nettoyé et la partie en tôle sera dérouillée et passée en apprêt. Le moteur ainsi que le radiateur peuvent maintenant être monté sur le tracteur. |
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Après sablage et mise en apprêt,
les jantes
sont recouvertes d'un beau rouge brillant. Pneus neufs à l'avant et
d'occasion à l'arrière, les roues sont remontées provisoirement pour
permettre le déplacement du tracteur. Le démarreur est remplacé par un démarreur "à tirette" comme à l'origine. Le réservoir d'essence est nettoyé et remonté. Les durites d'eau neuves sont branchées. Les ailes sont sablées et repeintes avant d'être mises en place. Ainsi équipé, nous pouvons essayer le Sémiac. Essai concluant, la restauration peut continuer. |
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Le Sémiac est en grande partie
démonté. Toute les pièces sont lavées et sablées, à l'exception de
l'ensemble moteur/pont qui sera brossé à la main. Le châssis et le train avant sont peints. Les roues avant sont remontées pour faciliter l'accouplement des parties avant et arrière du tracteur. |
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| Les éléments à ne pas peindre
sont cachés. Le groupe motopropulseur reçoit une couche d'apprêt suivit
de deux couches du rouge final quelques jours plus tard. |
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| Petit à petit, les pièces peintes sont remontées. Tous les éléments mécaniques sont en place, il reste encore l'électricité et la tôlerie à revoir pour mettre fin à cette restauration. | ||
| A suivre... | ||
| CCM-Rousseau D25E |
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Un peu d'histoire: En 1959, les marques Rousseau, Thiébaud et Rémy, se réunissent pour former la Compagnie Continentale de Motoculture (CCM). En avril 1960, John Deere prend part à ce regroupement, la CCM devient le Compagnie Française John Deere. Notre moissonneuse est donc française et a été fabriquée par Rousseau dans son usine de Fleury les Aubrais (45) . Elle arbore les couleurs de John Deere suite au rapprochement de cette marque envers la CCM. La licence Jeantil fait elle référence au système de nettoyage bien particulier dit "à cages d'écureuil" qui équipe cette machine. Ce système sera par la suite remplacé par un nettoyage plus conventionnel, ce qui donnera naissance à la CCM 245. |
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| Couleur
et emblème John Deere, marquage CCM et Rousseau, plaque constructeur
mentionnant une licence Jeantil, voici une moissonneuse batteuse
étonnante à plus d'un point. |
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| Revenons
à notre moissonneuse, celle-ci n'a pas été épargnée lors de ses
nombreuses années de labeur et le programme est chargé pour la
remettre en état: moteur gelé, trou béant à l'arrière suite au
démontage de la presse, coupe en triste état... Commençons par l'arrière de la Rousseau. La presse ayant disparu, nous choisissons de la remplacer par une hotte afin d'avoir une meilleure visibilité sur le système de nettoyage qui fait l'originalité de cette machine. |
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Pour
réaliser cette hotte, nous disposons d'un modèle monté sur une CCM 245
déjà présente dans notre collection. Le modèle est démonté, nous
relevons des cotes dessus pour en faire une copie la plus proche
possible. Pour faire les côtés, deux tôles sont découpées et nervurées à l'aide d'un petit montage placé sous une presse hydraulique. Une troisième tôle est cintrée pour faire le dessus de la hotte. Les bords des trois tôles sont arrondis au marteau puis soudés entre eux au chalumeau; la hotte prend forme ! |
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Un cadre en cornière de 40mm est
formé et ajusté avant d'être soudé autour des tôles. La hotte est présentée sur la Rousseau pour tracer et percer les trous nécessaires à sa fixation. |
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Le capot des commandes
hydrauliques étant manquant, c'est celui de la CCM 245 qui va également
nous servir de modèle. La réalisation de ce capot est semblable à celle de la hotte arrière. |
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| Passons maintenant au gros
morceau de cette restauration: la remise en état de la coupe. Le
programme est chargé: bras de levage des rabatteurs
tordus, montants en bois remplacés par des tiges d'acier,
diviseurs pliés et cassés, fond de coupe percé... |
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Les bras de réglage de la hauteur
des rabatteurs ont été plusieurs fois tordus, cassés et renforcés. Ils
sont irrécupérables et seront remplacés par des nouveaux tubes. Le démontage des éléments composant les rabatteurs n'est pas une mince affaire. Les tiges d'acier remplaçant les montants en bois ont été directement soudées sur le tube central et sur les tôles de liaison. Il faut jouer de la disqueuse pour séparer tout ça. La plupart des tôles de liaison seront refaites. |
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| Les diviseurs sont composés de
six éléments reliés entre eux par des soudures ou par des vis
d'assemblage. Le diviseur droit est complet mais sa base est cassée.
Les différentes tôles sont séparées puis dépliées pour en relever la
forme. Des nouvelles tôles sont formées et ajustées; la pointe du
diviseur d'origine est conservée pour être ressoudée au bout de la
base. Le diviseur gauche est un peu plus complexe, il possède
une lumière pour laisser le passage au pignon et à la chaine
d'entraînement des rabatteurs. La pointe d'origine étant manquante, il
est refait en totalité. |
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Petit à petit, le châssis de la coupe est mis à nu. Un profilé soutenant le fond de coupe du côté droit doit être remplacé. | ![]() |
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Si les
panneaux verticaux placés de part et d'autre de l'entrée du convoyeur
sont simples à refaire, la tâche se complique pour réaliser les demi
cônes qui viennent se fixer dessus. Le cintrage de la nouvelle tôle de fond de coupe est fait avec beaucoup de soin pour qu'elle épouse au mieux les profilés. Elle sera ensuite soudée par en dessous sur le châssis. Toutes les pièces de tôleries refaites sont remontées. La remise en état de la coupe prend fin en attendant une couche de peinture protectrice. |
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La coupe, les rabatteurs, la
hotte arrière et le coffre à batterie sont mis en peinture. C'est ensuite l'ensemble de la moissonneuse qui sera repeint. |
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| A suivre... | ||
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